Comment je suis arrivé là

Publié le par Vincent Sorel

Un jour, j'ai reçu dans ma boite mail un appel d'offre pour une résidence d'artiste accompagnée
de quelques workshops, deux mois tous frais (grassement) payés à Barcelone, dans le cadre
du projet européen Animaliter, initié par la ville de Strasbourg.
L'expo Animaliter était pleine de livres et de gravures et de dessins plus ou moins vieux sur le
thème des animaux qui parlent, elle était commissariée par Guillaume Dégé, un de mes professeurs
aux Arts Décos. Je me souviens avoir noté quelques noms d'artistes en vrac, sans vraiment
pouvoir me rappeler maintenant à quoi ils étaient associés - plutôt stupide, comme habitude.
Des graveurs, des travaux très délicats, il me semble, d'autres choses plus médiévales aussi.
Je me souviens aussi être allé à une conférence parfaitement ennuyeuse, dont je suis parti
vite fait, c'est pas la peine d'avoir quitté l'école si c'est pour se retrouver à s'ennuyer dans un amphi.
Bref.
J'ai reçu cet appel d'offre plutôt super alléchant, et je me suis dit que ça tombait bien, que
c'était justement ce qu'il me fallait, que c'était une super expérience et tout ça. Je me suis attelé
à la tâche, j'ai sué sur ma lettre de motivation, j'ai peaufiné mes portfolios, et alea jacta est,
j'ai envoyé le tout.
Le temps a passé, je me suis dit que c'était fini pour moi, qu'ils avaient déjà dû répondre à un autre
heureux élu que moi, et un soir de décembre, pendant que mon amoureuse était sous la douche,
j'ai reçu ce fameux mail me disant que j'allais pouvoir profiter de la fin de l'hiver à Barcelone.
Joie.

Ensuite c'est passé assez vite. Mon amoureuse est partie à Londres, j'ai terminé une commande,
j'ai fait les soldes, j'ai rencontré Anne Poidevin qui supervise le projet Animaliter à Strasbourg,
j'ai fait un saut à Londres, j'ai essayé de réviser mon espagnol, j'ai attendu des détails supplémentaires,
j'ai préparé mes valises, et puis je suis parti.
Et me voici Barcelone !

Publié dans La vie

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